Près d’un Français sur cinq souffre d’insomnie. Le manque de sommeil entraîne fatigue, stress et baisse de qualité de vie. Au-delà des médicaments, l’ostéopathie peut offrir une aide complémentaire.
Pourquoi dort-on mal ?
Stress et pensées trop actives,
Douleurs (dos, nuque…),
Troubles digestifs,
Déséquilibre du système nerveux empêchant la détente.
Comment l’ostéopathie peut aider
Par des techniques douces, l’ostéopathe agit sur :
Le crâne et le sacrum pour stimuler la relaxation,
Le diaphragme pour améliorer la respiration et réduire le stress,
La sphère digestive pour limiter les réveils liés à l’inconfort.
Quelques conseils pratiques
Garder des horaires réguliers et éviter les écrans le soir,
Réduire caféine et alcool, pratiquer une activité douce,
Soigner l’environnement de la chambre (calme, obscurité, fraîcheur).
Trois exercices utiles
Respiration abdominale,
Étirement en posture de l’enfant,
Relaxation progressive du corps.
À retenir
L’ostéopathie ne remplace pas un suivi médical, mais elle peut aider à réduire le stress et retrouver un sommeil plus réparateur.
La douleur est une expérience universelle et complexe que la plupart d’entre nous ressentent à un moment donné de leur vie. Elle peut être aiguë, survenant brusquement en réponse à une blessure ou à une maladie, ou chronique, persistant sur une longue période. Comprendre les mécanismes de la douleur est essentiel pour mieux la gérer et améliorer notre qualité de vie. Dans cet article, nous allons explorer les différentes facettes de la douleur et plonger dans ses mécanismes.
Les Types de Douleur
Douleur Aiguë : La douleur aiguë est généralement de courte durée et liée à une cause spécifique, telle qu’une blessure, une infection ou une intervention chirurgicale. Elle agit comme un signal d’alarme pour avertir le corps d’un problème potentiel, incitant ainsi à prendre des mesures immédiates.
Douleur Chronique : La douleur chronique persiste pendant des semaines, des mois, voire des années. Elle peut être causée par des conditions médicales telles que l’arthrite, la fibromyalgie ou les maux de dos chroniques, et sa source peut être plus difficile à identifier.
Mécanismes de la Douleur
La douleur est un processus complexe qui implique plusieurs mécanismes :
Récepteurs de la Douleur : Les récepteurs de la douleur, appelés nocicepteurs, se trouvent dans tout le corps. Ils détectent les stimuli nocifs, tels que la chaleur, le froid, la pression ou des produits chimiques irritants.
Transmission de la Douleur : Une fois qu’un nocicepteur est activé, il envoie des signaux électriques le long des nerfs jusqu’au cerveau. Ces signaux sont transmis par la moelle épinière.
Traitement de la Douleur au Cerveau : Le cerveau traite les signaux de douleur et les interprète. Il identifie l’emplacement de la douleur, son intensité et sa nature.
Réponse à la Douleur : La réponse à la douleur est multifactorielle. Elle peut déclencher des émotions telles que la peur, l’anxiété ou la tristesse, et entraîner des réponses comportementales pour minimiser la douleur, comme retirer la main d’une source de chaleur.
Gestion de la Douleur
La gestion de la douleur peut prendre différentes formes, notamment :
Médicaments : Les analgésiques, les anti-inflammatoires et d’autres médicaments peuvent aider à atténuer la douleur aiguë ou chronique.
Thérapies Physiques : La physiothérapie, l’ostéopathie et d’autres formes de thérapie physique peuvent aider à soulager la douleur et à améliorer la mobilité.
Thérapies Comportementales : La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut aider les personnes à développer des stratégies pour gérer la douleur chronique.
Interventions Complémentaires : Des approches telles que l’acupuncture, la méditation, le yoga et la massothérapie peuvent contribuer à la gestion de la douleur.
La douleur est un sujet complexe et individuel, et sa gestion varie d’une personne à l’autre. Il est essentiel de travailler en étroite collaboration avec des professionnels de la santé pour élaborer un plan de gestion de la douleur adapté à vos besoins spécifiques. L’éducation sur les mécanismes de la douleur joue un rôle crucial dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes souffrant de douleur chronique, en leur permettant de mieux comprendre et gérer leur condition.
Une douleur s’est installée depuis quelques semaines, au niveau de votre tibia lorsque vous pratiquez votre sport favori. Ne la négligez pas, car elle est peut être le signe d’une périostite tibiale, qui peut devenir constante si vous ne la traitez pas à temps. Que peut faire votre ostéopathe ?
Périostite tibiale
Le périoste est une lame de tissus qui entoure les os. Constitué de deux couches, une externe formée de collagène et une interne qui contient des ostéoblastes, ce sont ces cellules qui participent à la minéralisation et la croissance en épaisseur des os. La périostite est donc une inflammation du périoste, présente au niveau du tibia.
Elle touche plus particulièrement les sportifs et surtout ceux qui pratiquent une activité à impacts fréquents, comme la course à pied, l’athlétisme, la danse etc.
Son processus de formation est mal défini cependant, cette pratique sportive répétée, finit par générer des micro-traumatismes, dus aux ondes de choc dans le tibia, mais aussi une traction excessive des muscles constituant le mollet (le tibial postérieur et le soléaire). Ce sont ces micro-traumatismes qui provoquent de micro-fractures du périoste et une rupture des micro-vaisseaux entraînant à leur tour, un phénomène de nécrose. Une réaction inflammatoire se met alors en place, afin de nettoyer ces petits foyers nécrotiques. Ensuite les ostéoblastes interviennent et réparent le périoste lésé. La guérison intervient au bout de cinq à six semaines.
La périostite se caractérise par une douleurs la face interne du tibia, elle se propage souvent sur une zone de plusieurs centimètres. La douleur peut toucher une jambe ou les deux simultanément, elle se manifeste à l’effort et se calme au repos, mais dans les cas avancés, elle peut être continue. Le diagnostic se fait par un examen clinique, qui peut être confirmé par IRM ou scintigraphie.
Périostite tibiale
Souvent elle apparaît, comme nous l’avons déjà évoqué, à la suite de micro-traumatismes, mais elle peut être favorisée par d’autres facteurs.
La nature du terrain d’entrainement, sols trop durs.
Port de chaussures mal adaptées ou usées.
Techniques sportives inadaptées, voir de mauvais gestes.
Une reprise trop intense de l’activité sportive après une période de repos, ou une augmentation trop importante du rythme.
Le surentraînement.
Une mauvaise hydratation.
Un échauffement insuffisant.
Certaines raisons sont anatomiques, différence de longueur de jambes, mauvaise mobilité du pied, de la cheville, du genou, des blessures passées comme entorses de la cheville, du genou. Une fracture ou encore des troubles de la posture ou des pieds plats.
Consulter un ostéopathe pour une périostite tibiale.
Le premier travail de votre ostéopathe sera de comprendre et de déterminer cause des douleurs et de les traiter bien sûr. Interrogatoire et examen clinique. Le but est de diminuer la douleur pour pouvoir traiter par la suite et enrayer ce risque de chronicité. Il travaillera sur les régions pouvant entraîner un excès de contraintes sur votre tibia, à savoir mobilité, équilibre, il vérifiera bassin, genou, cheville, et colonne vertébrale. Des techniques seront appliquées afin de conduire au relâchement musculaire. Il favorisera la récupération des tissus en insistant sur la circulation sanguine et lymphatique. Puis il travaillera sur la posture afin d’éviter toute récidive.
Nos conseils
En plus du glaçage, votre ostéopathe vous recommandera un arrêt du sport pendant cinq ou six semaines pour permettre le phénomène de réparation. Eviter les massages directs du tibia, Dans certains cas, le port de semelles pourrait s’avérer utile et surtout, n’oubliez pas que la reprise doit être progressive, avec un bon équipement, un bon échauffement, accompagnée d’une bonne alimentation et une très bonne hydratation.
Dans notre corps il existe de nombreux systèmes ou modes d’absorption, les pieds, les genoux, les bras, les courbes vertébrales, les viscères, les muscles et le gras en font partie. C’est malgré tout le bassin qui est particulièrement important, c’est en effet le principal lieu d’interaction entre les forces descendantes et les forces montantes. La gravité pour les premières cités et la résistance au sol, pour les secondes. C’est pour cela qu’une bonne mobilité du bassin est indispensable pour absorber des impacts à répétition, marche ou course à pieds entre autres.
Quelle est cette notion d’amortissement ?
L’amortissement est une dissipation dans le temps d’une énergie cinétique. Il ralentit la vitesse de transmission d’énergie entre deux objets. Si un choc est trop important et que la quantité d’énergie transmise est supérieure à la capacité d’absorption ou de restitution du corps qu’elle traverse…. c’est la casse !! La dissipation dans le temps de l’énergie et donc le ralentissement de cette transmission d’énergie à travers notre corps prend ici toute son importance, car plus la vitesse de transmission d’énergie est lente moins le corps subira de micro-traumatismes.
Soyons plus clair
À chaque pas, l’impact du pied sur le sol fait remonter des forces le long de la jambe vers le bassin, alors que le poids du corps descend le long de la colonne vertébrale vers le bassin. Pour éviter que ces deux forces n’entrent en collision, votre bassin se déforme. Lorsque le pied droit touche le sol, les forces de résistances du sol remontent la jambe droite vers l’illiim droit, la force du poids du corps descend le long de la colonne vers le sacrum. En clair, l’illiim droit va se supérioriser et le sacrum va effectuer une flexion latérale gauche. C’est cette bascule qui va permettre d’éviter une collision directe de ces forces ascendantes et descendantes. Le moyen fessier droit et le carré des lombes gauches vont agir comme de gros élastiques. Ils seront étirés lors de l’impact du pied sur le sol, puis contractés pour restituer une partie de l’énergie emmagasinée , quelques dixièmes de secondes plus tard, et ainsi servir de propulsion. Un bassin qui perd de sa mobilité entraine une bascule qui s’effectue à moindre échelle d’où une absorption considérablement réduite. Le risque de micro-traumatisme augmente, les cartilages, disques et articulations en pâtiront. Les endroits qui en souffriront le plus sont les dernières lombaires, les hanches et les genoux.
En conclusion
Après lecture de cet article, ne vous déhanchez tout de même pas trop. Comme tout abus, l’excès de déhanchement va trop explorer la capacité de mobilité articulaire. Cela pourrait également augmenter l’usure cartilagineuse et donc favoriser l’arthrose. Au final, il est important de comprendre que votre IMC (indice de masse corporelle) est important, car il va déterminer le poids qui va mécaniquement s’appliquer sur les surfaces articulaires, à savoir la pression. De même certains dysfonctionnements somatiques (endroits du corps qui sont plus rigides), les forces traverseront ces structures plus rapidement, entraînant une onde de choc plus rapide et donc des micro-traumatismes plus importants.
L’ostéopathie a le vent en poupe, les nouveaux patients sont de plus en plus nombreux à venir vers cette médecine alternative, douce et naturelle et la question est de savoir, quelle mutuelle choisir pour se faire rembourser une séance d’ostéopathie ?
Actuellement, bien que les ostéopathes soient reconnus en France comme professionnels de santé, la sécurité sociale ne propose toujours pas de remboursement des actes d’ostéopathie. Par contre 85% des mutuelles, rembourse tout ou partie des séances chez votre ostéopathe. C’est là, un des points les plus importants, si on compare les différents devis de mutuelles. Quelle est la prise en charge de votre complémentaire santé lorsque vous consultez certains professionnels de santé ? En effet certaines mutuelles refusent catégoriquement de rembourser les consultations de médecines douces (ostéopathie, sophrologie, naturopathic, acupuncture).
Une démocratisation de l’ostéopathie ?
En 2022, le nombre des ostéopathes ne cesse de croitre, nous sommes aujourd’hui un peu plus de 35000 praticiens en France. Il en va de même pour le nombre de consultations annuelles, qui augmente d’année en année, elles sont environ de 20 millions d’actes pour un peu moins de 15 millions de patients.
C’est aussi grâce à la reconnaissance de notre profession. Depuis les années 2000, mais aussi parce que des études scientifiques ont prouvé l’efficacité d’une thérapie manuelle holistique, voyant le corps humain dans son ensemble et non comme un ensemble d’éléments juxtaposés. C’est donc tout l’écosystème du milieu médical qui intègre petit à petit la pratique ostéopathique dans le paysage médical de l’hexagone. par conséquent les mentalités des patients changent, entraînant le changement des organismes telles que les mutuelles.
Comment être remboursé d’un acte ostéopathique ?
Pour consulter un ostéopathe, pas besoin d’en faire la demande à votre médecin. Vous prenez contact directement avec le praticien de votre choix, ou trouvé par recommandation, ou par internet ou enfin sur Doctolib. Prenez toutefois soin à consulter un ostéopathe D.O, formé en 5 ans d’études minimum et bien sûr titulaire d’un diplôme d’Ostéopathie.
Ensuite, pour être remboursé d’une séance d’ostéopathie, vous devrez avoir souscrit à une complémentaire santé, proposant un un remboursement total ou partiel selon la mutuelle que vous aurez choisi. Certaines remboursent sans limitation annuelle, d’autres une séance, d’autres encore des forfaits annuels, mais sans cet élément indispensable, vous ne pourrez espérer être remboursé du moindre €uro.
Pour en terminer, au terme de chaque séance d’ostéopathie, votre ostéopathe doit vous fournir une facture afin que vous puissiez l’envoyer à votre mutuelle, et ainsi être remboursé. Pensez à vérifier que certaines informations figurent bien sur cette facture, comme la date de la consultation, le numéro ADELI de votre praticien, le tampon et sa signature.
Freud était un grand migraineux et à ce titre, il affirmait : « tant que l’homme souffre, il peut encore faire son chemin dans la vie« . Déjà dans l’antiquité on évoquait ce mal redoutable, ces violents maux de tête… jusqu’à les nommer au XVI ème et XVII ème siècles « migraine ». D’autres migraineux non moins célèbres.. (Hippocrate, Blaise Pascal, Voltaire , Victor Hugo, George Sand, Guy de Maupassant) et bien d’autres…
Souvent caractérisée par une douleur unilatérale, la migraine évolue par crise où le patient peut faire de la phonophobie ou de la photophobie (son et lumière insupportables). La migraine est différente d’une céphalée classique.
Les causes des migraines sont encore peu connues. On suppose qu’elles seraient provoquées par la dilatation d’artères cérébrales et qu’il existerait aussi des causes héréditaires. Trouver leur origine rend leur traitement particulièrement compliqué. Elles sont également un sérieux problème de santé publique. On estime, que 12% de la population européenne serait touchée par ce trouble. La fréquence élevée de ces crises chez certains patients, perturbent profondément leurs activités personnelles mais aussi professionnelles, ce qui entraîne des conséquences économiques et sociales importantes dans la société.
Les causes de ces migraines sont variées, elles peuvent être le résultat d’une excitabilité neuronale anormale ou d’une prédisposition génétique, voir de facteurs environnementaux comme le stress, les hormones, l’alimentation etc… Il existe différents types de migraines, les migraines cataméniales rythmées sur le cycle menstruel. On peut également avoir à faire à des migraines médicamenteuses, à la suite d’un traitement médicamenteux, le corps développe une tolérance à la médication, les analgésiques n’étant plus assez efficaces, les maux de tête apparaissent. Quant aux migraines ophtalmiques elles peuvent s’installer dès le réveil, c’est une céphalée vasculaire qui est aujourd’hui la plus courante.
Certains facteurs peuvent être aggravants, comme les sinusites, l’arthrose du cou ou une raideur antalgique, mais parfois aussi des troubles de la convergence, pouvant nécessiter l’intervention d’un orthoptiste.
Par des techniques spécifiques et non douloureuses, votre ostéopathe peut déterminer les déséquilibres de votre corps qui déclenchent et entretiennent vos migraines. En traitant crâne, base du crâne, cervicales et toutes les zones adjacentes où peuvent être présentent des tensions, comme les épaules, les dorsales supérieures sans oublier la mâchoire, avec bien entendu des techniques utilisées qui seront différentes pour chaque type de patient.
Des études intéressantes :
Auteur: Laurent Louat
Des chercheurs italiens, ont décidé d’évaluer un traitement ostéopathique, de la prise en charge des migraines et de voir, si cela pouvait être une approche judicieuse. Etudes faites sur trois groupes de patients, le premier traité par ostéopathie et médicaments, le deuxième par un traitement placebo, (simulation d’un traitement ostéopathique) et des médicaments, enfin le troisième traité uniquement par médicaments. Nous passerons là, les détails de la recherche, pour en arriver directement aux conclusions. Six mois plus tard, les résultats sont éloquents.
Le nombre de crises de migraine, mensuelle, a significativement baissé dans le premier groupe de patients traités par ostéopathie.
Le traitement ostéopathique à réduit de manière significative le nombre de patients prenant des médicaments, par rapport aux autres groupes.
Le groupe de patients traités par ostéopathie et recevant des médicaments a connu une réduction importante des douleurs, toujours par rapport aux autres groupes.
Et le groupe de patients recevant traitement, plus médicament, a vu l’invalidité provoquée par des crises migraineuses, diminuer considérablement et se déclarent plus aptes à travailler.
Explication scientifique des résultats :
Les chercheurs émettent deux hypothèses pour expliquer les effets du traitement ostéopathique :
Ce dernier aurait une action anti inflammatoire
Il aurait une action sur le système nerveux autonome. (régulation des différentes fonctions automatiques de l’organisme comme la digestion, la respiration, la circulation sanguine). Or des études ont montré que les migraines étaient associées à des altérations du fonctionnement de ce système autonome.
Conclusion :
Des résultats intéressants et prometteurs, qui le sont, pour tous les migraineux. L’impact va au-delà de l’amélioration de la qualité de vie des patients. Il suggère un potentiel rôle bénéfique de l’ostéopathie dans notre société. Bien sûr, l’ostéopathie ne vise bien évidement en aucun cas à se substituer aux traitements médicamenteux. Par une approche exclusivement manuelle et non chimique, l’intégration de notre thérapie dans le monde de la santé, pourrait contribuer à réduire la consommation de médicaments en améliorant la qualité de vie de des patients, face à des troubles liés à la migraine.
Ce genre d’études montre l’intégration de l’ostéopathie en plus des traitements classiques, dans la prise en charge des patients migraineux, une solution véritablement pertinente ?
Voilà déjà un mois d’écoulé depuis la rentrée des classes, la fatigue, les maux de dos et les plaintes à répétition de vos enfants se font ressentir…
Ne passez pas à côté en n’y prêtant pas attention. Il s’agit peut-être de signes annonciateurs de problèmes de dos, qu’il faudra prendre au sérieux. Quelles pourraient être les erreurs, depuis la rentrée, commises par votre enfant, qui seraient susceptibles de lui provoquer tôt ou tard des douleurs vertébrales ?
Ce terrible effet de mode
Les enfants sont dans la ligne de mire des spécialistes en marketing d’accessoires pour écoliers et c’est à celui qui se démarquera le plus le jour de la rentrée des classes. Seulement notre progéniture est encore trop faible et fragile au collège et ignore les conséquences néfastes d’un attirail scolaire trop beau et trop tendance, préféré à un ensemble solide et utile, et c’est là que nous ostéopathes puis vous parents intervenons.
Un cartable trop chargé et peu solide
Le dos est à l’origine de dépenses faramineuses, en termes d’argent à la sécurité sociale, de temps chez un spécialiste de santé et d’énergie liée aux douleurs subies. Le point de départ est souvent du à l’adolescence, période pendant laquelle notre corps évolue, notre colonne vertébrale essaie de se frayer un chemin vertical et où il faut être très attentif aux signaux émis par notre corps. De fait au collège, le poids du cartable avoisine le plus souvent les dix kilos, soit l’équivalent d’un pack de six bouteilles d’eau, voir parfois plus. Il faut savoir qu’en théorie un sac à dos pour un écolier ou un collégien ne doit pas dépasser 10% du poids de l’enfant. Ce surplus impose aux structures de la colonne vertébrale des charges quotidiennes qui peuvent être à l’origine de douleurs de cette dernière et plus globalement des douleurs de croissance.
Le premier conseil sera donc d’un choix du cartable déterminant, avec un rangement optimal. Un cartable léger mais solide, rigide, avec des bretelles larges et ajustables, ne dépassant pas la largeur du dos de votre chérubin. Quid du cartable à roulettes ? Ce n’est pas nécessairement la meilleure alternative, puisque, si son utilité première est de rouler, rien ne prouve que l’enfant se serve de cette fonction, surtout s’il y a des marches à monter et là le déséquilibre provoqué au niveau du dos sera deux fois plus préjudiciable à sa colonne vertébrale.
Un cartable mal porté
Toujours en « effet mode malsain », le collégien est confronté au jugement permanent de ses semblables et bien souvent de se comporter comme tout le monde. Un exemple, il est coutume de porter son cartable son sac à dos sur les fesses, les bretelles au plus bas, or en plus de ne dégager aucune classe, cette habitude est néfaste pour les épaules, le cou et aussi le dos. Quant aux sacs à bandoulière et les cartables portés sur une épaule, ils entraînent un déséquilibre dans la répartition des poids supportés par la colonne vertébrale.
Le deuxième conseil c’est qu’il faut adopter les bons gestes pour porter son cartable. Ne pas hésiter à guider votre enfant dans la manière de porter et de soulèveront cartable. Insister sur l’importance de plier les genoux pour ramasser son sac, au sol, afin de maintenir le dos droit, ainsi d’éviter un nombre trop important de tension musculaire au niveau des lombaires. Il va de soi que porter son cartable avec les deux bretelles, au-dessus des fesserez légèrement en-deçà des épaules est l’attitude la plus susceptible de maintenir le dos de votre enfant en bonne forme.
Attention à la mauvaise posture
Assis en tailleur sur une chaise, jambes croisées, un pied sous les fesses, etc.. nombreuses sont les mauvaises habitudes prises par les enfant à l’école ou collège. Elles sont responsables de traumatismes de la colonne vertébrale, qui adultes regretteront. De même pour ceux qui aiment être avachis dans le canapé, enfants comme adultes vous faites souffrir votre dos et vous vous exposez à de douloureuses complications articulaires et musculaires.
Un dernier conseil : Si vous adoptez une position assise prolongée, installez-vous au fond de votre fauteuil, les pieds bien à plat sur le volet le dos bien droit. Pratiquez une activité physique et sportive convenant à votre morphologie. Un ostéopathe, par des manipulations vertébrales, peut avoir des effets bénéfiques et immédiats pour votre enfant. Il peut soulager des céphalées, des douleurs dorsales, des scolioses liées à un environnement scolaire auquel il n’était pas préparé.
En général on consulte son ostéopathe lorsqu’on est bloqué ou que la douleur est si importante, que cela en devient insupportable. Mais votre ostéopathe n’est pas cantonné à la pratique du curatif, il est tout aussi utile à un traitement préventif
Aller voir son ostéopathe même si on se sent bien
Il y a énormément de raisons pour consulter votre ostéopathe, lumbago, dorsalgie, torticolis, sciatique. Le plus souvent, on a une telle douleur qu’on a toutes les peines du monde à aller jusqu’au cabinet. Emeric Goubely , ancien rugbyman et aujourd’hui ostéopathe de l’équipe de joueurs de rugby du Racing Club de France, le souligne, l’ostéopathie est encore plus efficace lorsqu’elle est pratiquée de façon préventive.
Une consultation, une à deux fois par an, vous permettra d’éviter les soucis dus au stress, aux émotions, aux blessures physiques et psychologiques. Votre corps encaisse sans se manifester, continuant à fonctionner, tout du moins en apparence et puis un jour il dit stop !!
L’ostéopathie préventive s’applique au patient lambda, comme aux sportifs de haut niveau, comme le pratique au quotidien avec ses joueurs Emeric Goubely, ainsi que le fera votre ostéopathe avec les sportifs amateurs, mais aussi les sportifs canapé, les cardes sédentarisés ou les télé-travailleurs Covid oblige.
L’ostéopathie avant les vacances :
« Vider le vase avant qu’il ne soit plein ». Par exemple on peut vous conseiller de faire une visite chez votre ostéopathe avant une examen, une compétition, mais aussi avant les vacances, et oui avant les vacances. Un corps rééquilibré ne risque pas de vous faire faux-bond lorsque vous jouerez au foot avec vos enfants, ou lors d’une partie de Beach-volley, ou encore si vous allez en randonnée voir escalader un site connu tel que le Morne Brabant de l’Ile Maurice.
Vous seriez surpris du nombre de vacanciers qui consultent en urgence un ostéopathe à cause d’une lombalgie, une sciatique sur leur lieu de villégiature. Pensez-y on peut consulter son ostéopathe même si tout va bien.
Ils sont plus fréquents que l’on ne pense, les traumatismes de l’épaule et ils peuvent être la cause de douleurs de la clavicule ou d’une instabilité acromio-claviculaire. Les patients consultent souvent un ostéopathe, pour une déformation de l’épaule et de douleurs pouvant parfois devenir chroniques, être ainsi soulagés.
C’est une subluxation ou luxation de la clavicule sur l’acromion, la partie de l’omoplate s’articulant avec la clavicule. Il existe deux types d’instabilité.
Instabilité aigüe due à un traumatisme de l’épaule
Instabilité chronique, qui peut survenir suite à un traumatisme passé inaperçu.
Des activités sportives telles que le rugby, handball, voir chutes de cheval, dont les traumatisme de l’épaule peuvent en être la cause.
Quels en sont les symptômes
Ils sont différents entre aigus et chroniques.
Pour la phase aigüe
Oedème
Douleur à l’épaule
Ecchymose
Une saillie en touche de piano réductible de l’extrémité latérale de la clavicule
Pour la phase chronique
Des sensations de craquements de clavicule
Douleurs lancinantes de l’épaule et de la clavicule
Des ressauts de la clavicule et une saillie plus modérée
Il existe différents stades, allant du simple étirement ligamentaire à la déchirés des ligaments avec luxation de la clavicule
Instabilité de la clavicule quel traitement ?
Le traitement de l’instabilité aigüe consiste à stabilisera clavicule, pour avoir une bonne cicatrisation ligamentaire, en fonction de la gravité de la luxation. Pour les formes chroniques, une chirurgie s’avère être le traitement le plus efficace. Il consistent une ligamentoplastie, pour remplacer les ligaments sectionnés et en une réduction et stabilisation de la clavicule. Les suites opératoires sont longues, avec une immobilisation d’au moins quatre semaines puis de la rééducation.
Faut-il consulter un ostéopathe pour une instabilité acromio-claviculaire ?
Le rôle de l’ostéopathie sera différent selon le stade de l’instabilité. Dans l’instabilité aigüe, sans déchirure complète des ligaments, une fois immobilisée, l’ostéopathe interviendra afin de récupérer le maximum de mobilité des différentes articulations de l’épaule. Travail souvent complémentaire de la rééducation avec un kinésithérapeute. En travaillant sur les différents tissus, que ce soit ligaments, articulation muscles, l’ostéopathe redonnera la mobilité et de la souplesse, et optimisera la rééducation. L’ostéopathe travaillera également à distance de l’épaule, sur des compensations mises en place par le corps suite au traumatisme de l’épaule, permettant ainsi de soulager d’éventuelles douleurs cervicales, dorsales, voir costales, fréquentes dans ce genre de traumatisme. Le but étant d’aider le corps du patient à retrouver un équilibre et un fonctionnement optimal.
Comment travaille l’ostéopathe ?
Dans l’instabilité chronique ou dans le cas de déchirures avec luxation complète de la clavicule, l’ostéopathe peut intervenir avant la chirurgie pour soulager les douleurs à distance de l’épaule. Puis dans les suites de l’opération chirurgicale, une fois cicatrisée, il pourra agir sur la mobilité de l’épaule et de ses éventuelles compensations à distance comme dans le cas de la phase aigüe.
Quels conseil face à une instabilité de l’épaule ?
Il s’adapte à chaque patient, choisissant les techniques ostéopathiques les plus adaptées en fonction de la douleur du patient, de la stabilité l’épaule.
Face à un traumatisme de l’épaule :
Glacer et immobiliser votre épaule
Consulter votre médecin, aller aux urgences face à une douleur aigüe, une tuméfaction, ou modification de forme de votre épaule.
Avec l’arrivée des vagues successives de Covid-19, il est presque évident que le télétravail reprenne la main, et que de nombreux salariés se retrouvent à travailler de nouveau à domicile. Nous sommes de plus en plus nombreux, ostéopathes, à rencontrer en consultation, des patients, avec des douleurs dans le cou, des lombalgies voir des tendinites.
Voici donc quelques règles à adopter, pour garder de bonnes postures en télétravail.
Organisez et anticipez votre journée de télétravail
Se fixer des horaires et les respecter au maximum, permettant ainsi d’avoir des créneaux pour déjeuner correctement, et ainsi d’éviter les grignotages. Essayez de conserver le rythme habituel de travail que vous aviez au bureau, avec les mêmes temps de pause.
Prenez des pauses régulières
Faites des pauses courtes et actives. Cela vous permettra de changer de posture, de vous lever et de reposer vos yeux. Lors de ces pauses pratiquez des étirements ce qui limitera les tensions provoquées par la position assise prolongée, et les gestes répétitifs.
Pensez à vos lombaires
Une bonne position au bureau est essentielle pour garder un dos en bonne santé. Un siège réglable qui soutien les lombaires c’est très important, si ce n’est pas possible mettez un coussin dans votre dos pour avoir un meilleur soutien. Si votre budget le permet vous pourrez utiliser un siège ballon Bloon. Vos lombaires ne seront pas soutenues, mais votre posture adaptée et les muscles du dos travailleront tout de même.
Un fauteuil bien réglé
Ajustez au mieux la hauteur de ce dernier, vos pieds doivent être posés à plat, utilisez un marche pied ou des livres, si le réglage s’avère difficile voir impossible. Vos coudes seront positionnés en L, vos épaules détendues, les avant-bras ainsi que les poignets parallèles au sol. Clavier et souris à disposition. Écran placé à bonne hauteur, vous ne devez pas avoir à déplacer la tête. Un écran mal réglé en hauteur, peut entraîner des problèmes au niveau des cervicales. Évitez les gestes répétitifs, qui pourraient engendrer des troubles musculo-squelettiques comme les tendinites.
Téléphone en kit main-libre si possible
Vos cervicales n’apprécieront pas le téléphone coincé entre épaule et oreille, tout en tapant sur le clavier, privilégiez, dans la mesure du possible, un kit main-libre, voir un casque pour répondre aux appels.
Pratiquez une activité sportive et régulière
Une fois terminée cette journée de télétravail, essayez de pratiquer une activité sportive en vous éloignant des écrans, marche, musculation, jogging. Votre corps à besoin de se dépenser et votre esprit d’évacuer. La sédentarité est la cause de problèmes cardio-vasculaire, mais est aussi responsable de douleurs vertébrales. Un manque de musculature fragilise le dos, dont le maintien est mal assuré, les disques s’usent et les douleurs apparaissent.