Posture et télétravail

Avec l’arrivée de la deuxième vague de Covid-19, il est presqu’évident que le télétravail reprenne la main, et que de nombreux salariés se retrouvent à travailler de nouveau à domicile. Nous sommes de plus en plus nombreux, ostéopathes, à rencontrer en consultation, des patients, avec des douleurs dans le cou, des lombalgies voir des tendinites.

Voici donc quelques règles à adopter, pour garder de bonnes postures en télétravail.

  • Organisez et anticipez votre journée de télétravail

Se fixer des horaires et les respecter au maximum, permettant ainsi d’avoir des créneaux pour déjeuner correctement, et ainsi d’éviter les grignotages. Essayez de conserver le rythme habituel de travail que vous aviez au bureau, avec les mêmes temps de pause.

  • Prenez des pauses régulières

            Faites des pauses courtes et actives. Cela vous permettra de changer de posture, de vous lever et de reposer vos yeux. Lors de ces pauses pratiquez des étirements ce qui limitera les tensions provoquées par la position assise prolongée, et les gestes répétitifs.

  • Pensez à vos lombaires

Une bonne position au bureau est essentielle pour garder un dos en bonne santé. Un siège réglable qui soutien les lombaires c’est très important, si ce n’est pas possible mettez un coussin dans votre dos pour avoir un meilleur soutien. Si votre budget le permet vous pourrez utiliser un siège ballon Bloon. Vos lombaires ne seront pas soutenues, mais votre posture adaptée et les muscles du dos travailleront tout de même.

  • Un fauteuil bien réglé

Ajustez au mieux la hauteur de ce dernier, vos pieds doivent être posés à plat, utilisez un marche pied ou des livres, si le réglage s’avère difficile voir impossible. Vos coudes seront positionnés en L, vos épaules détendues, les avant-bras ainsi que les poignets parallèles au sol. Clavier et souris à disposition. Écran placé à bonne hauteur, vous ne devez pas avoir à déplacer la tête. Un écran mal réglé en hauteur, peut entraîner des problèmes au niveau des cervicales. Évitez les gestes répétitifs, qui pourraient engendrer des troubles musculo-squelettiques comme les tendinites.

  • Téléphone en kit main-libre si possible

Vos cervicales n’apprécieront pas le téléphone coincé entre épaule et oreille, tout en tapant sur le clavier, privilégiez, dans la mesure du possible, un kit main-libre, voir un casque pour répondre aux appels.

  • Pratiquez une activité sportive et régulière

Une fois terminée cette journée de télétravail, essayez de pratiquer une activité sportive en vous éloignant des écrans, marche, musculation, jogging. Votre corps à besoin de se dépenser et votre esprit d’évacuer. La sédentarité est la cause de problèmes cardio-vasculaire, mais est aussi responsable de douleurs vertébrales. Un manque de musculature fragilise le dos, dont le maintien est mal assuré, les disques s’usent et les douleurs apparaissent.

En cas de douleurs n’hésitez pas à consulter.

Doper son immunité

Soigner son alimentation

Auteur : Nicolas Rodet – Ostéopathe D.O. / Actualité

Antoine Béchamp, médecin et chimiste français du XIXe siècle, disait : « le microbe n’est rien, le terrain est tout ».

Nous traversons une période à la fois étrange et inquiétante, qui suscite de nombreuses interrogations. Nous pouvons lire et entendre tout et son contraire, à la télévision comme sur internet, il convient donc de se concentrer sur les bases : comment se prémunir au mieux contre les virus de manière générale, car en effet, force est de constater que nous ne sommes pas tous égaux lorsqu’un micro-organisme pathogène nous touche. Pourquoi donc ?

C’est ce que Hélène Kraus, diététicienne, micro-nutritionniste et naturopathe à Bordeaux nous explique dans son manuel « Comment booster mon immunité ? ».

Bien-sûr les gestes barrières et les recommandations du gouvernement sont incontournables en ce moment. Mais au-delà de ces premières mesures, il y a aussi le terrain, VOTRE terrain. Celui qui fait que les virus et autres pathogènes sont plus ou moins enclins à venir s’y développer. Celui qui fait que vous attrapez tout ce qui passe. Ou bien au contraire êtes en forme.  Et c’est celui-là qu’il s’agit de chouchouter dans les prochaines semaines.

Quel rôle de l’alimentation pour le système immunitaire ?

Il se trouve que tous les 15 ans nous avons pratiquement un nouveau corps, avec une grande majorité de nos cellules qui se renouvellent. Et ces dernières se renouvellent en consommant les nutriments et micronutriments que vous leur apportez via votre alimentation. Si on leur apporte du junk-food ou même simplement les mauvais carburants au mauvais moment, comment imaginer que celles-ci puissent construire des fondations solides ?

Concrètement ça donne quoi ? Il s’agit d’adopter une nutrition anti inflammatoire, qui défatigue le corps et lui apporte les bons carburants, pour qu’il puisse fonctionner de manière optimale :

  • Adoptez une alimentation IG bas. L’index glycémique représente la capacité d’une nourriture à faire monter la glycémie. Optez pour des glucides complexes, les moins raffinés possibles : céréales complètes, semi-complètes, légumineuses…
  • Visez les proportions justes dans l’assiette : ½ légumes, ¼ protéines, ¼ féculents.
  • Optez pour la chrononutrition : les bons aliments, au bon moment : protéines et gras le matin, des glucides le soir.
  • Utilisez les épices anti-inflammatoires : curcuma, gingembre sous toutes leurs formes : en poudre ou fraîches. En plat, en infusion, râpées, coupées en petits morceaux…
  • Diminuez un peu la consommation de produits laitiers, notamment le lait de vache, dont la caséine agresse les membranes intestinales stressées.
  • Diminuez un peu la consommation de produits contenant du gluten : pain, pâtes, pâtes pour tartes, produits de boulangerie. Vous pouvez checker ma recette de pain sans gluten ici. Pour la même raison que le lait, le gluten est une grosse protéine qui peut être particulièrement difficile à digérer.
  • Consommez des aliments fermentés : ils viennent nourrir votre flore intestinale. La barrière intestinale porte bien son nom. C’est une frontière ou certains pathogènes vont pouvoir ou non pénétrer dans votre corps pour de vrai = intégrer la circulation sanguine. Toutes les mesures diététiques évoquées ici visent à en prendre soin, mais parfois il est inévitable de faire appel à des compléments, notamment quand elle a été trop abîmée.
  • Un beau cadeau à s’offrir ou se faire offrir : un extracteur à jus. Non pas pour vous préparer de délicieux jus de fruits, mais pour apprendre à faire des jus verts. Des jus de légumes en somme. Dans lesquels on peut rajouter un peu de fruit pour le goût, mais ces derniers ne doivent pas en constituer la base.

Ces conseils d’ordre général sur la nutrition et l’immunité sont à adapter en fonction de votre âge, votre état de santé, votre poids actuel, avec l’aide d’un thérapeute formé.

Pour obtenir davantage d’informations, n’hésitez pas à consulter le site internet d’Hélène Kraus.

Déformations du crâne de votre bébé

Auteur : Elodie Gréau Ostéopathe

L’accouchement est un processus physiologique, mais il soulève encore bien des interrogations, et notamment celle de la déformation de la tête du bébé. Une étude française cherche à découvrir comment le crâne et le cerveau du bébé se déforme pour franchir le bassin. Faisons le point sur les déformations du crâne lors de l’accouchement, mais aussi sur l’utilité de l’ostéopathie après la naissance.

La tête du bébé se déforme lors de l’accouchement

Lors de l’accouchement, la tête du bébé doit passer par le col de l’utérus. Malgré un effacement et une dilatation du col, le bébé doit tout de même s’engager dans le détroit supérieur du bassin, avant d’être expulsé par le détroit inférieur du bassin de la femme. Ce passage étroit nécessite une déformation du crâne du bébé, afin que toutes ces étapes de l’accouchement soient possibles. Une étude menée au sein du CHU de Clermont-Ferrand permet de mieux comprendre la déformation du crâne du bébé lors de l’accouchement. En effet, des IRM ont été réalisées sur 7 femmes au cours de leur accouchement, afin d’observer le moulage de la tête des bébés. Les mêmes déformations ont été observés : les os du crâne se chevauchent, et le cerveau se déforme. Cette étude permet de mieux comprendre les déformations crâniennes du bébé.

Et si le crâne de bébé restait déformé après l’accouchement ?

Lors de cette étude, seules des femmes dont la grossesse se déroulait normalement ont été sélectionnés. Les déformations du crâne « en pain de sucre » des bébés disparaissent chez 5 des 7 bébés après l’accouchement. Deux d’entre eux gardent tout de même un crâne déformé. Pour les autres, les mesures du crâne des bébés étaient identiques aux mesures in utero.

Qu’en est-il pour les bébés dont le crâne reste déformé ? C’est là que l’ostéopathie apporte une solution. Une consultation précoce avec un ostéopathe formé à la pratique pédiatrique permet de prendre en charge rapidement ces déformations crâniennes, et d’aider le crâne à reprendre sa forme initiale.

faire appel à un ostéopathe pour les déformations du crâne de bébé ?

Lorsque le crâne du nouveau-né reste déformé suite à l’accouchement, ou que la naissance nécessite l’intervention de forceps ou ventouses par exemple, il est important de consulter un ostéopathe rapidement. Cela permet d’éviter l’apparition d’une gêne à la rotation de la tête, ou des troubles fonctionnels chez le nouveau-né, comme des régurgitations ou des coliques.

Mais lorsque l’accouchement se passe bien, qu’il n’est ni trop long, ni trop rapide, consulter un ostéopathe au cours du premier mois de vie est aussi essentiel. En effet, les contraintes subies par le bébé lors de l’accouchement sont importantes, et il peut subsister des tensions mécaniques que l’ostéopathe pourra soulager. De plus, la position in utero du fœtus joue également un rôle dans les tensions sur le corps du bébé. Ce constat est souvent fait en consultation en ostéopathie : bien que l’accouchement se soit bien passé, le bébé a peu de place en fin de grossesse, et il se positionne également en fonction des tensions et blocages mécaniques du corps de la femme enceinte. C’est pour cette raison qu’il peut être judicieux de consulter un ostéopathe aussi lors de la grossesse.

Comment l’ostéopathe agit sur le crâne des bébés ?

L’ostéopathe effectuera des techniques adaptées aux bébés. Le nouveau-né n’est pas un adulte en miniature, et les techniques ostéopathiques sont spécifiques à leur prise en charge. Même si les écoles d’ostéopathie forment leurs futurs diplômés à l’ostéopathie pédiatrique, il est tout de même recommandé de consulter un ostéopathe qui a effectué des formations supplémentaires pour la prise en charge des bébés, ou qui possède une bonne expérience et qui a l’habitude de travailler ainsi.

L’ostéopathe emploiera des techniques douces. Il ne s’intéressera pas uniquement au crâne du bébé, mais cherchera à effectuer un travail global sur son corps. En effet, un blocage du bassin peut aussi être à l’origine d’un problème de rotation de la tête du bébé. De par sa prise en charge, l’ostéopathie est une bonne prévention des déformations du crâne des bébés et de la plagiocéphalie.